Enquête Publique Mareil sur Mauldre: JADE émet un avis défavorable au projet du Moulin.

Voici les raisons principales qui ne nous permettent pas de soutenir un tel projet :

1 – Le PPRI est obsolète (Plan de Prévention des Risques d’Inondation). PPRI de 2006 basé sur les crues de 2000. Les inondations documentées en 2016 en attestent. La zone du projet du Moulin est inondable. Il semble plus raisonnable de procéder par ordre et de traiter la mise à jour du PPRI dans un premier temps, en définissant les zones vertes, bleues et rouges.

2 – Les reméandrages effectués ou futurs ne peuvent constituer des garanties suffisantes (incertitude des calculs et des projections). Construire 100 logements en zone à risque n’est pas sérieux, particulièrement des parkings souterrains (sécurité des habitants en cas d’inondation et préservation des nappes phréatiques).

3 – Le projet laisse imaginer une valorisation du patrimoine bâti historique mais il y a lieu de préciser que la majorité du site sera détruit. Il ne s’agit pas d’une réhabilitation d’un friche industrielle et historique mais d’une approche communicationnelle trompeuse. Ce « Projet du Moulin » repose sur la destruction du Moulin.

4 – « 10% minimum de pleine terre » est symbolique et très insuffisant.

5 – L’inventaire écologique réalisé semble insincère. Il affirme que « aucune espèce d’insectes n’a été identifiée » et « aucune espèce de chiroptères n’a été identifiée ».

6 – Une étude de la pollution des sols est nécessaire avant de dessiner tout projet d’aménagement et anticiper les potentielles migration des pollutions.

7 – JADE demande une prolongation de l’enquête afin que la MRAe, privée de son organisation précédente et aux moyens limités, puisse rendre un avis.

8 – La commune a fait le choix d’acquérir ces terrains avant de disposer d’études environnementales complètes et en pariant sur une modification de son PLU. Un passage en force ne peut être accepté au détriment de l’environnement. Il est préférable d’étudier le projet par étape et avec sincérité quitte à y renoncer, plutôt que de s’exposer à des conséquences pouvant être plus lourdes (contentieux et coûts associés pour le contribuable, atteintes à l’environnement, mise en danger des habitants / risque inondation, coûts de dépollution). Le pire ne serait pas de s’être trompé mais de poursuivre coûte que coûte.

Juillet 2026 – Déclaration de projet emportant la mise en compatibilité du Plan Local d’Urbanisme (PLU).
Présentation simplifiée (panneaux d’exposition).

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